Analyse l'invention de la liberté

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Jean Starobinsky « L’invention de la liberté 1700-1789 »

Jean Starobinski est un auteur et universitaire contemporain né à Genève en 1920. Son parcours est plutôt atypique puisqu’il a étudié d’abord les lettres classiques puis la médecine. En effet, il sera médecin dans divers hôpitaux, notamment dans les services de psychiatrie. Il enseignera ensuite la littérature française à l’universitéJohns Hopkins à Baltimore de 1953 à 1956. Cette période sera fondamentalement importante pour lui car il est le collègue d’éminents universitaires comme Georges Poulet et Léo Spitzer. Grâce à leur influence, la pensée de Jean Starobinski va s’affiner. Il continuera à élaborer ses réflexions en prenant en charge le cours « d’Histoire des Idées » à la faculté de Lettres de l’université de Genève en1958. Aujourd’hui ses livres traduits en une douzaine de langues ont enrichi les vues sur de grandes œuvres.

Au travers de ses écrits, Jean Starobinski est considéré comme l’un des représentants majeurs de « L’Ecole de Genève » à laquelle appartiennent Marcel Raymond, Albert Béguin et Georges Poulet. En 1954 dans Montesquieu puis en 1958 dans Jean-Jacques Rousseau, la transparence etl’obstacle, Jean Starobinski définit une approche critique éloignée du structuralisme qui est, à l’époque, naissant. Jean Starobinski décortique l’écriture pour traduire la pensée et la sensibilité de l’auteur. C’est de cette manière qu’en 1961 dans l’Oeil vivant il étudiera l’œuvre de Stendhal, Corneille, Racine, ou Rousseau. Pour lui, la volonté de l’auteur se dégage de la syntaxe d’une phrase, du rythmed’un vers, ou du choix d’un vocabulaire. Il précise par la suite son approche des textes dans La Relation critique et Portrait de l’artiste en saltimbanque en 1970. Puis il fut le premier à s’intéresser aux anagrammes de Ferdinand de Saussure dans Les Mots sous les mots en 1971. Par l’analyse de l’art européen dans L’invention de la liberté en 1964 et Les Emblèmes de la raison en 1973 il étudie unepériode de l’histoire importante pour les français : de 1700 à 1789. Puis il continue l’anthropologie de l’histoire de l’art dans Largesse en 1994 et il s’intéresse à la folie en 1974 dans Trois fureurs. La critique que fait Jean Starobinski va plus loin en 1982 dans Montaigne en mouvement. Ainsi, Jean Starobinski est passé maître dans l’art de la critique des œuvres au travers de tous ses livres.Jean Starobinski est membre associé de plusieurs institutions : l’Académie des Sciences Morales et Politiques de l’Institut de France, American Academy of Arts and Sciences, et la British Academy entre autres. De plus, il s’est occupé de plusieurs associations et sociétés. On peut citer notamment de 1967 à 1993 la présidence de la société Jean-Jacques Rousseau à Genève et en 1983 lavice-présidence de la société suisse d’histoire de la médecine. Enfin, Jean Starobinski, pour compléter son impressionnante biographie, est Docteur Honoris Causa des Universités de Montréal, Bruxelles et Chicago parmi les plus prestigieuses.

Le contexte de l’œuvre : le XVIIIe

Le XVIIIe siècle fut sans doute l’un des plus riches de notre histoire. C’est l’époque des antagonismes avec une fascination pourle mal et en même temps un courant d’optimisme qui traverse ce siècle. Du point de vue philosophique, ce sont les réflexions des Lumières qui vont permettre la révolution et cette volonté d’affirmer des libertés individuelles. Ensuite, en ce qui concerne l’histoire, le XVIIIe a été essentiel car on a assisté au déclin de la monarchie.

En effet, début 1700 c’est la fin du règne de Louis XIV etpar la suite la régence du Duc d’Orléans à partir 1715. Pendant cette période de la régence, on a vu un relâchement des mœurs et une perte de l’autorité royale. Puis, à partir du début du règne de Louis XVI en 1774 tout s’enchaîne très vite. Le roi tente de faire des réformes mais il se heurte au refus des privilégiés. Le peuple se révolte alors contre les fastes et le luxe de la Cour. On...
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