Les erreurs en langue etrangere

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Maëlle Crosse Le 19/12/2007
Master 1 FLE, groupe 1
Acquisition d’une langue étrangère

LES ERREURS EN LANGUE ETRANGERE

Pendant longtemps, les erreurs n’ont pas été tolérées dans l’enseignement des langues. En effet, c’était le cas dans la méthodegrammaire-traduction. L’erreur était alors corrigée de manière directe par l’enseignant. De même, dans la méthode audio-orale, l’erreur devait être évitée, voire anticipée par l’enseignant. Avec la méthode SGAV, l’étude du système des erreurs devait surtout orienter la correction phonétique. Cependant, avec l’approche communicative, on considère que l’erreur est inévitable, qu’elle est le signe dusystème transitoire d’apprentissage de l’apprenant. On doit donc être tolérant.
Ces changements d’attitudes sont très liés au rôle qu’on accorde à la langue 1 dans l’apprentissage des langues étrangères (désormais LE) et dépendent évidemment des recherches qui ont été menées dans ce domaine, que ce soit en langue maternelle (désormais LM) ou en LE.
En effet, dans les années 5O, alors quenous sommes au cœur des théories béhavioristes, Lado développe l’analyse contrastive. Selon cette hypothèse, on considère que les erreurs commises par les apprenants sont dues aux transferts de la LM sur la LE, que l’on appelle « interférences ». On tente de dresser un inventaire des difficultés qui devait être utilisé par les enseignants pour prévenir les erreurs des apprenants. Mais cet inventairene peut être exhaustif puisque beaucoup d’erreurs ne peuvent être prévues et toutes ne sont pas dues à des interférences. Par exemple, on peut faire des erreurs en pensant éviter de « tomber dans des pièges ». Dans la phrase « Personne n’a pas écouté », l’apprenant prend garde à respecter la négation « ne pas » mais, ce faisant, commet l’erreur d’utiliser cette structure avec le sujet« personne ».
A la fin des années 60, alors que la critique de Chomsky sur le béhaviorisme s’est largement répandue, paraît un article de Corder qui représente en quelque sorte la transition entre l’analyse contrastive et l’analyse des erreurs. Corder y « rejette le caractère aléatoire des erreurs »[1]. Il prend en compte les hypothèses de Chomsky sur l’acquisition de la L1 et établit une analogie entrela L1 et la L2. Il reprend alors les hypothèses de Brown et Fraser selon lesquelles les erreurs que commet l’enfant dans sa L1 permettent de dire à quel stade se trouve l’enfant dans son apprentissage langagier. Ainsi, Corder parvient à montrer le caractère systématique de certaines erreurs en L2, lié au système transitoire de l’apprenant de langue. Il fait ainsi la distinction entre les erreurssystématiques (qui sont les indices d’une compétence transitoire) et les erreurs non systématiques (pour lesquelles une autocorrection est possible).
Selon lui, les erreurs ont une triple fonction : elles indiquent où en est arrivé l’apprenant dans son apprentissage, indiquent la façon dont une langue s’apprend et peuvent être utilisées par l’apprenant lui-même pour vérifier seshypothèses, la production d’erreurs étant alors considérée comme « un mode fondamental d’apprentissage »[2].
Dans les années 70, alors que la thèse cognitiviste se développe, Dulay et Burt rejettent l’analyse contrastive et émettent l’hypothèse de l’identité. Selon eux, l’acquisition de la LE et de la LM suivent quasiment les mêmes principes. Ils démontrent que les erreurs sont similaires pour une mêmelangue cible (qu’il s’agisse de la LM ou d’une LE). On considère donc que les erreurs ne proviennent pas de l’influence de la LM mais du mauvais traitement des données de la langue cible. Les erreurs sont ainsi liées au développement mental des apprenants et non à un quelconque transfert.
Ces recherches donneront lieu à ce qu’on appelle « l’analyse des erreurs ». Tandis que l’analyse...
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