Les réformes institutionnelles en colombie sous la présidence d’alvaro uribe

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  • Publicado : 7 de agosto de 2010
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Les réformes institutionnelles en Colombie sous la présidence d’Alvaro URIBE
INTRODUCTION

Comprendre la situation de la Colombie n'est pas une tâche facile tant ce pays est marqué par de nombreux paradoxes et des réalités très contradictoires. Ainsi, le conflit armé, qui ne ressemble à aucun autre dans le monde, a-t-il pu, pendant plusieurs décennies, passer relativement inaperçu de lapopulation locale urbaine comme du visiteur étranger qui avait tendance à trouver le pays "normal" et le peuple colombien "joyeux et optimiste" - peuple qui, d'après le prix Nobel colombien Gabriel Garcia Marquez, « a appris à vivre le bonheur sans le bonheur ». Car de longue date ont cohabité deux "pays" : un pays formel, avec des institutions et des lois s'inscrivant dans un cadre démocratique, et unpays réel, marqué par des situations peu démocratiques, violentes et peu égalitaires. Mal perçu, mal compris, "l'écheveau colombien" ne cesse de surprendre et d'interpeller, en particulier au moment où les Colombiens doivent relever le défi de donner une forme cohérente à un destin qui semble largement leur échapper.

La Colombie est une république présidentialiste. Le droit de vote est accordéà tous les citoyens âgés de plus de 18 ans. Le président est élu pour une période de 4 ans. Le Parlement est composée de deux chambres : la Chambre des députés (163 membres élus tous les 4 ans) et le Sénat (102 membres, également élus tous les 4 ans). Le droit colombien est copié sur le modèle du droit espagnol et le code Napoléon introduit par Andrés Bello.
Le 29 mai 2006, Álvaro Uribe estréélu président avec 62,2 % des voix dès le premier tour de l'élection présidentielle du dimanche 28 mai. Au pouvoir depuis 2002, le conservateur Álvaro Uribe reste donc président de la Colombie jusqu'en 2010.
La Colombie est la 5e puissance économique latino-americaine, derrière le Brésil, le Mexique, l'Argentine et le Venezuela, avec un PIB de 100 milliards de dollars (valeur 2005 au prix et taux dechange courants). Ses principaux partenaires commerciaux sont les États-Unis et les autres pays d'Amérique du Sud.

Depuis 2002 la croissance est forte (6,7 % en 2007), et le chômage en recul (10 % en 2007 contre le double en 1999). Le PIB 2007 est de 162,3 milliards de dollars. La dette externe de la Colombie s'élevait à 44% du PIB en 2007. La monnaie est le peso colombien (COP): 1 euro= 2600 à3000 pesos en 2008.

Une première partie s'intéresse à la crise institutionnelle et à la mise en place de nouvelles institutions à travers les articles de Mauricio Garcia Villegas sur "les contours hybrides du contrat social" et de Jean-Charles Froment sur "le juge, la constitution et la légitimité politique de l'Etat". Une seconde partie aborde la question des commerces illicites, avec lesarticles de Diana Marcela Rojas et Adolfo León Atehortua sur "l'organisation du trafic de drogues en Colombie" et de Pierre Salama sur "les coûts de l'économie illégale". Une troisième partie explore différentes facettes des iniquités sociales qui marquent la Colombie et des phénomènes que ces inégalités peuvent générer sur un plan social, politique, économique : Atala Lozano et Oscar Rodriguezétudient le système de sécurité sociale à travers un article sur la "focalisation des dépenses de santé et légitimité politique en Colombie" ; Guillaume Fontaine analyse un conflit socio-écologique à l'occasion de l'implantation d'une entreprise pétrolière, sous l'angle "ethnicité versus pétrole dans le Sarare : logique de conflits et conflit de logiques" ; Delphine Minotti-Vu Ngoc caractérise etdécrypte "l'intolérance et la répression en Colombie à travers le cas du nettoyage social" ; Gabriel Misas Arango s'intéresse aux conflits transversaux qui affectent la société colombienne, en relation avec leurs racines historiques et la situation économique internationale actuelle ("Los conflictos en la sociedad colombiana"). Une dernière partie traite des "nouveaux" acteurs de la société...
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