Les sarrasins dans la chanson de roland

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  • Publicado : 24 de enero de 2011
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Les Sarrasins.
Ils ont un aspect comme des monstres. Ils ne sont pas nobles. Ils sont laids. Mais par autre part,ils sont intelligents, ils ne sont pas forcement négatives. Il ya a des sarrasins beaux.

Dans la Chanson de Roland, le Sarrasin n'est pas toujours un arabe, encore moins un musulman, c'est "l'étranger", mais un étranger curieusement familier car sa différence se borne àl'antonymie. Le plus souvent lâche, fourbe et laid, il s'oppose au preux et loyal chevalier "au clair vis".

Les Sarrasins sont à l’ordinaire des personnages caricaturaux, dont la chevelure peut traîner jusqu’à terre, noirs de peau, gigantesques, poussant des cris d’animaux, couverts de soies comme les porcs, venant de noirs pays sans soleil ni pluie, sans rosée ni blé -- d’un ailleurs, d’une contre-naturequi serait l’envers du paysage de référence chrétien et occidental pris comme repère de la normalité. De ces personnages l’auteur reprend inlassablement le portrait chargé, dont la félonie est le trait le plus marquant pour qualifier les individus ou la collectivité (...) Cruels, pleins de jactance, lâches de surcroît (...) Ennemis déterminés de la religion chrétienne qu’ils cherchent à détruirepar tous les moyens, adeptes d’une religion inefficace, coupables de sorcellerie, ces continuateurs du paganisme sont idolâtres et polythéistes, ils adorent de faux dieux, une Trinité du Mal (...) Pourquoi d’ailleurs l’islam monothéiste, hostile à toute représentation du divin, est-il devenu idolâtre, et par suite exclu, aux yeux de l’Occident chrétien, des auteurs de geste et des chroniqueurs ?(...) Pourquoi une telle déformation ? L’ignorance, l’indifférence envers l’islam réel, la répulsion instinctive y ont sans doute une part ; mais aussi la projection inconsciente des tares de l’Occident chrétien, de sa sauvagerie, de sa propension à l’idolâtrie révélée par le culte [de la Vierge], des saints et des reliques : le Sarrasin n’est-il pas l’Autre au miroir, le support des fantasmes, desdésirs, des tentations et des vices du monde chrétien ? N’est-ce pas aussi une manière de se déculpabiliser quant s’intensifie la guerre sainte et qu’on rejette l’Autre, par un souci d’unité, voire d’unicité, qui ne tolère pas la différence ? Les Sarrasins, non-chrétiens et envahisseurs, représentent l’étrangeté absolue, le mal radical, une différence métaphysique qui ne doit pas avoir de placedans le monde. [1]
John Tolan écrit :
L'idéologie de la Chanson de Roland est la même que celle des chroniques des croisades dont elle est à peu près contemporaine. Le poète est cependant plus libre de dépeindre les valeureux exploits de l'armée chrétienne. L'Amiraill de Babylone conduit une armée recrutée dans tout le monde non chrétien, de l'Europe orientale païenne à la Perse et à l'Afrique,sous l'étendard de leur triade de dieux païens. Les soldats portent des noms qui expriment leur méchanceté ou leur difformité, ou encore qui les associent aux ennemis de Dieu dans la Bible.
L'objectif du poète est ici le même que celui d'un cinéaste mettant en scène la quintessence du sale type : permettre à son public de savourer la violence, de se délecter du sang et du carnage, sans remords. Cen'est possible qu'en déshumanisant l'adversaire, qu'en le rendant suffisamment "autre". Mais il ne saurait exagérer dans ce sens, car il n'y a rien de valeureux à massacrer de simples bêtes. D'où la nature mélangée, paradoxale, de l'armée sarrasine dans Roland : aux côtés des créatures monstrueuses se trouvent de vertueux chevaliers, qui semblent être des images spéculaires de leurs adversaireschrétiens.

Les chrétiens
Les poètes ont une manière bien caractéristique de présenter le christianisme, qui est un trait propre à la convention. Le christianisme apparaît parfois nettement plus proche de l'islam que tout ce que les poètes auraient pu imaginer de leurs Sarrasins.[1]
Il faut remarquer d'abord que deux sortes de fois sont étroitement mêlées : la foi chrétienne bien sûr, mais...
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