Les travailleurs rentrent chez eux

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  • Publicado : 4 de enero de 2012
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La mélancolique musique du désenchantement vient accompagner les travailleurs fatigués après leur difficile journée vers le piège intéressant d’une jeunesse qui en échange d’un peu d’argent se propose de pomper leur sang, d’aspirer les débris d’espoir des oubliés de la Nation. Fidèle à lui-même Nagisa Oshima n’épargne toujours pas cette société japonaise dont il filme l’envers du décor, cesquartiers pauvres peuplés par des travailleurs, mendiants et autres anciens soldats rêveurs où l’on peut aussi croiser une jeunesse défaite de ses espoirs qui se morfond dans les arnaques diverses, se contenant comme tout les autres d’essayer de survivre dans ces endroits marginalisés d’un pays pourtant sur le chemin de l’explosion économique.

Vols et arnaques rythment le quotidien d’une jeunessedes bas-fonds qui s’évertue à travailler soigneusement ses coups, humble rançon de la survie. La prostitution et l’abus de l’ignorance des pauvres travailleurs deviennent monnaie courante, l’important c’est de gagner de l’argent tout en arrivant à protéger ses intérêts.

L’Empire du Soleil Levant parait ici bien malmené et très loin des images idylliques renvoyant à la tranquillité et au bonheurambiant, au contraire il ressort de cette vision un environnement noir inspirant le pessimisme avec une population sans avenir, prisonnière d’une situation trop misérable pour espérer évoluer. La jeunesse doit se satisfaire de cette réalité et apprendre à contourner les règles dans la violence et le mensonge, quand le pays n’a plus rien à offrir à sa jeunesse, ni place, ni repères, ni futur, il nereste plus chez elle que le désir d’essayer d’appartenir à un groupe quel qu’il soit, et en général les gangs ont toujours bonne réputation. La naïveté et l’innocence se retrouvent impliquer dans des histoires de meurtres, de prostitution et de soumission au gang qui l’empêchent de goûter à une véritable liberté, il en devient pour elle impensable d’espérer vivre un amour de jeunesse. Où commentla société sait à tous les niveaux enfermer les individus dans des cages.

À la symbolique du soleil levant, Oshima oppose un soleil couchant rendant assez explicite son intention de retourner la gloire du pays pour s’intéresser à une réalité ignorée. Alors en même temps que l’histoire se tourne vers des bidonvilles et leurs pauvres occupants, ce soleil doit suivre et cette lumière qui éclaireles visages est bien celle de son couché, une couleur rouge orangée qui vient s’abattre sur ces renégats, annonçant le fatalisme de leurs vies, d’entrée l’espoir n’est réduit qu’à quelques phrases balancées en l’air. Le réalisateur soigne avec attention sa luminosité, et comme dans son précédent film, ces contes cruels de la jeunesse, on retrouve des personnages dont on ne distingue qu’une infimepartie du visage, le reste étant gober et dominer par la noirceur du décor, le pessimisme ambiant. Et quand ce n’est plus la lumière de ce soleil couchant, c’est celle de la ville et des nombreux logos qui s’imposent sur les individus, créant un effet visuel presque fantasmagorique tant ce fond urbain parait difforme et est tacheté de mille lumières aux couleurs variées. Inévitablement, Oshima faitressortir ses personnages d’un environnement spécifique, l’homme est une constante de ses cadres, son intérêt principal.

De cette vision, la jeunesse apparaît comme brisée, pensant avant tout à organiser sa survie au lieu de consumer son présent dans l’innocence et la folie qu’on peut lui connaître. La jeunesse s’apparente à un microsome régulé par les désirs masculins et essayant tant bien quemal d’écraser les quelques figures féminines dont la plupart sont des prostituées à l’exception d’une seule jeune femme, forte et déterminée qui fait office d’électron libre, capable de provoquer les jeunes chefs de gangs sans jamais ressentir la moindre trace de peur. En tout cas, chez cette jeunesse on ne ressent jamais d’ambitions particulières ou de rêves quelconques, ces individus sont...
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