Textos con el registro patetico

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ŒDIPE.- Hélas, trois fois hélas ! Tout serait donc parfaitement accompli ! Ô lumière du jour, laisse-moi élever vers toi un ultime regard, moi qui suis mis à nu : fils de qui je ne devais pas naître,époux de celle qui m’était interdite, meurtrier de celui que je n’avais pas le droit de tuer.
SOPHOCLE, Œdipe roi, Quatrième épisode.

ŒDIPE.- Horreur, horreur, malheur à moi ! Où m’entraînent mespas, malheureux ? Où se perd ma voix emportée par les airs ? Ô destin, dans quel abîme m’as-tu précipité ?
LE CORYPHEE.- Dans une atroce détresse aussi effrayante à voir qu’à entendre !
ŒDIPE.-Ah !Nuage des ténèbres, nuage d’abomination qui m’écrase, immense, irrémédiable ! Hélas, trois fois hélas ! Comme me tourmentent l’aiguillon de mes blessures et le souvenir de mes crimes !
SOPHOCLE,Œdipe roi, Exodos.

Tchen serra la bombe sous son bras avec reconnaissance […]. L’auto du général était à cinq mètres, énorme. Il courut vers elle aves une joie extatique, se jeta dessus, les yeuxfermes.
Il revint a lui quelques secondes plus tard : il n’avait ni senti ni entendu le craquement d’os qu’il attendait, il avait sombré dans un globe éblouissante. Plus de veste. De sa main droite iltenait un morceau de capot plein de boue ou de sang. A quelques mètres un amas de débris rouges, une surface de verre pilé où brillait un dernier reflet de lumière, des…déjà il ne distinguait plus rien :il prenait conscience de la douleur, que fut en moins d’une seconde au delà de la conscience. Il ne voyait plus clair. Il sentait pourtant que la place était encore déserte ; les policierscraignaient-ils une seconde bombe ? Il souffrait de toute sa chair, d’une souffrance pas même localisable : il n’était plus que souffrance. On s’approchait. Il se souvint qu’il devait prendre son revolver. Iltenta d’atteindre sa poche de pantalon. Plus de poche, plus de pantalon, plus de jambe : de la chair hachée.
ANDRÉ MALRAUX, La Condition humaine, fin de la 4eme partie.

Justement l’enfant,...
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