Identidad maalouf amin

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  • Publicado : 14 de febrero de 2011
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FICHE DE LECTURE

1- Références bibliographiques :

MAALOUF, Amin, Les Identités meurtrières, France : Grasset, 1998.

2- Note biobibliographique de l'auteur :

Amin MAALOUF est un écrivain libanais rattaché à l'hebdomadaire An-Nahar International, puis rédacteur en chef de Jeune Afrique. Il doit s'exiler en France en 1976 suite à l'éclatement de la guerre au Liban. Il écrit son premierroman en français intitulé Léon l'Africain en 1986. Il sait alors pertinemment que sa vie sera dès à présent consacrée à l'écriture. Considérant chacune de ses œuvres comme un combat, il ne s'engagera jamais politiquement. Sa bibliographie s'étoffe au fur et à mesure des années avec Le Rocher de Tanios (Grasset, 1993) pour lequel il recevra le Prix Goncourt; Les Échelles du Levant (Grasset, 1996);Les Identités meurtrières (Grasset, 1998); L'Amour de loin (Grasset, 2001, un livret d'opéra dont l'opéra créé en 2000 connaîtra une tournée mondiale); Origines (Grasset, 2004); Le Dérèglement du monde (Grasset, 2009).

3- Chapitres :

Préface
I. Mon identité, mes appartenances
II. Quand la modernité vient de chez l'autre
III. Le temps des tribus planétaires
IV. Apprivoiser la panthèreÉpilogue

4- Résumé de l'ouvrage :

Les Identités meurtrières est un essai de MAALOUF Amin qui refuse la définition simpliste du concept d'identité. Il rejète une identité de racine unique et met bien au contraire en avant la diversité des appartenances d'un homme en utilisant sa propre identité comme exemple. L'identité apparaît alors comme complexe puisque ne se limitant pas à une seuleappartenance. En effet, même si l'on met en valeur telle appartenance plutôt qu'une autre, au final elles sont toutes signifiantes et permettent à chaque être humain d'être vu comme unique, singulier et irremplaçable. MAALOUF dit alors qu'aucune personne n'est semblable (même des jumeaux par exemple) puisque c'est la vie qui crée notre identité et que personne ne vit les mêmes choses aux mêmes moments.Ainsi, dès la naissance, l'homme devient unique et incomparable à un autre. C'est pour cela qu'il peut être très dangereux d'englober plusieurs individus sous une même collectivité, dans le cas de crimes collectifs par exemple. De plus, MAALOUF justifie le titre de son essai Les Identités meurtrières par le fait que l'on se place de plus en plus dans une optique d'exclusion de l'autre. Ce clivageentre Nous et les Autres est extrêmement dangereux car l'identité est inséparable de l'altérité et que l'être ne peut se définir que par rapport à l'autre. A l'heure de la mondialisation, la planète semble poussée vers une forme d'uniformisation où les pires tueurs identitaires sont les individus « hybrides » incapables d'assumer leur diversité et victimes de cette conception tribale del'identité.
L'écrivain pose également le problème de la modernisation devenue synonyme d'occidentalisation puisque la civilisation occidentale s'est imposée comme la civilisation de référence. De cette manière, l'Occident peut être perçu comme « le cheval de Troie » pour ceux se trouvant en dehors de cette culture étrangère dominatrice, avec le sentiment de vivre dans un monde dicté par l'Autre. Il nefaut pas non plus se soumettre à la civilisation globale des États-Unis car il ne doit pas y avoir d'un côté des émetteurs universels et de l'autre des récepteurs mais il est au contraire important qu'il y ait réciprocité. Chaque être humain a besoin d'une langue identitaire mais doit tout de même connaître la langue globale (l'anglais) afin de pouvoir communiquer avec le monde entier. MAALOUF tenteaussi de comprendre pourquoi la religion s'est imposée comme l'une des appartenances les plus mises en valeur puisque pour lui l'appartenance la plus déterminante reste la langue : nous pouvons vivre sans religion mais certainement pas sans langue. Enfin, pour revenir à la notion d'appartenance, MAALOUF se base sur une citation de Marc BLOCH : « les hommes sont plus les fils de leur temps que...
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