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  • Publicado : 11 de mayo de 2011
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Commentaire composé : Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline (1932)

En 1932, Louis-Ferdinand Céline, de son vrai nom Louis-Ferdinand Destouches, publie Voyage au bout de la nuit. Cepremier essai en littérature fait scandale par son amertume et la violence des propos de l’auteur. Une bonne partie de la critique est décontenancée par la nouveauté et la brutalité de l’ouvrage. Romanautobiographique, le Voyage au bout de la nuit commence avec l’engagement volontaire du narrateur dans l’armée française. Ferdinand Bardamu, reflet de l’auteur à travers le récit, raconte dans le romansa vie et la misère du monde contemporain. À vingt ans, en 1914, il se retrouve sur le front où il perd rapidement son enthousiasme, au spectacle absurde de cette boucherie héroïque.
L’auteur donneun nouveau souffle au registre tragique, par la révélation d’un combat sanglant et sans pitié, où la psychologie de l’homme va de l’humain à la bête. On assiste à l’incompréhension du héros devantcette guerre meurtrière, où les deux camps adverses sont tournés en dérision.
Céline se sert du langage familier et de l’ironie pour accentuer l’aspect tragique de l’extrait.
En opposition avec lehéros, Céline présente son personnage comme un antihéros ; sa peur le conditionne au même rang que les autres soldats.
Céline, en renouvelant complètement l’écriture romanesque et en supprimant lafrontière entre l’écrit et l’oral, redonne ainsi toute sa puissance à la parole.
Comment Bardamu, personnage principal de l’œuvre, fait-il ressortir l’absurdité et l’atrocité de la Guerre ?


Dansl’extrait, Céline dénonce l’absurdité des combats menés, il ne comprend pas l’intérêt de donner lieu à cette Grande Guerre. Bardamu voit son innocence brisée par l’atrocité de ces combats « On en a eutellement plein les yeux, les oreilles, le nez, la bouche tout de suite, du bruit, que je croyais bien que c’était fini, que j’étais devenu du feu et du bruit moi-même… » En effet, il s’était engagé...
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