Causas y consecuencias del golpe de estado en ecuador

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1. Le modèle classique, ou l’environnement comme une contrainte économique et sociétale
Selon l’approche classique des relations entre les enjeux économiques et environnementaux, les pressions écologiques apparaissent comme des contraintes et des coûts susceptibles de menacer la pérennité des organisations. Cette approche repose essentiellement sur deux analyses complémentaires des enjeuxenvironnementaux. La première s’inscrit dans une perspective institutionnaliste et sociétale dans laquelle l’entreprise est soumise à des pressions externes auxquelles elle doit impérativement répondre. Les écarts entre les attentes de la société et la perception du comportement des entreprises, souvent associées à des « pollueurs », représentent donc des menaces pour la légitimité et pour la surviedes organisations (Suchman, 1995). Ainsi, les enjeux environnementaux sont la source de pressions sociales que les entreprises doivent savoir analyser et anticiper. Le renforcement de ces pressions n’est pas seulement susceptible de compromettre l’image de l’entreprise, mais aussi de réduire considérablement sa marge de manœuvre en raison des contraintes réglementaires, des protestations du public,des campagnes médiatiques ou des opérations de boycott organisées par des groupes écologistes (Ackerman et Bauer, 1976; Pasquero, 1979; Boiral et Joly, 1992). La mise en échec du projet du groupe Shell de couler la plate-forme Brent Spar au large de la mer du Nord illustre ce « cycle de vie des pressions sociétales » (Ackerman et Bauer, op. cit.). Ainsi, les pressions de plus en plus virulentes àl’encontre de Shell (boycottage des stations Shell en particulier en Allemagne, occupation de la plate-forme par des militants de Greenpeace, etc.) ont conduit l’entreprise à trouver une solution plus « écologique », notamment par la récupération des matériaux de la plate-forme. Bien que cette option n’était pas la plus économique et que l’entreprise disposait de toutes les autorisations pourcouler la plateforme arrivée à la fin de sa durée de vie utile, l’intensité des pressions sociétales avait réduit considérablement la marge de manœuvre du groupe pétrolier. La perspective institutionnaliste et sociétale tend ainsi à faire des enjeux environnementaux des contraintes dont la prise en compte entraîne des coûts difficiles à éviter et proportionnels à l’intensité des pressions à l’encontrede l’entreprise.
La théorie des externalités négatives et des coûts de dépollution constitue le pendant économique de cette perspective. Selon l’approche économique classique, les nuisances environnementales causées par l’activité industrielle se traduisent par des coûts qui ne sont pas supportés par l’entreprise ni intégrés dans le prix de ses produits : problèmes de santé, accélération de lacorrosion, pertes de récoltes, détérioration d’un site récréatif ou touristique, épuisement des ressources naturelles, etc. Ces coûts sont donc externalisés, c’est-à-dire reportés à la charge de la collectivité. Les pressions environnementales et les normes réglementaires vont conduire les entreprises à internaliser ces coûts par des actions visant à réduire les impacts sur le milieu naturel. Cesactions de dépollution vont ainsi se traduire par des charges liées en particulier à l’acquisition d’équipements environnementaux (épurateurs d’air, filtres, procédés plus propres, etc.) et aux dépenses de fonctionnement (main-d’œuvre, maintenance, entretien, etc.).
La relation directe entre la diminution de la pollution et l’augmentation des coûts absorbés par l’entreprise conduit à calculerun « niveau optimal de pollution », défini comme le niveau à partir duquel les coûts marginaux pour réduire l’impact sur l’environnement deviennent supérieurs à la réduction des coûts associés aux dommages causés à l’environnement (Lipsey, Purvis et Steiner, 1993; Pillet, 1993; Prud’homme, 1980). Ce modèle considère donc implicitement que les actions de dépollution entraînent invariablement des...
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