Les carnets de malte

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Pour ce sujet, il convient de s’intéresser à la relation que Blanchot entretient avec l’œuvre et la mort et la transposer aux ouvrages de Rilke.
Ô puissiez-vous comprendre qu’il lui faut disparaître !
Même si l’étreignait l’angoisse de disparaître.
Tandis que sa parole prolonge l’ici-bas,
 
Il est déjà là-bas où vous ne l’accompagnez pas.
Aux grilles de la lyre il n’a pas les mains liées.Et c’est ainsi qu’il obéit en allant au-delà.
 
Rainer Maria Rilke, Sonnets à Orphée, V.

Blanchot définit l’écriture comme un acte poétique face à la mort. C’est un témoignage unique et qui se suffit, tel un renoncement, une défaite annoncée, dont la seule visée reste la poétique en tant que telle. Or, pour atteindre cet état, nécessaire à l’écriture, il faut se désarmer de toutes lespudeurs et de toutes les convictions, pour que le texte offre toutes les faiblesses d’un être face à la mort.
Or, en quoi cet aspect dicte la création rilkéenne ? De quelle façon peut-on le voir transparaître dans la Princesse Blanche ou dans les Cahiers de Malte Laurids Brigge. Il conviendra en particulier d’analyser cet étrange rapport que tant la Princesse autant que Malte maintiennent avecl’extrême, pour refléter la douleur créatrice au cœur d’une épopée destructrice qui ne laisse place au final qu’au récit.
Viennent alors se dessiner trois axes d’étude qui se dégagent de la définition de Blanchot pour aborder les œuvres de Rilke. Ils ont tous trois trait à ce « rapport à la mort » que l’auteur doit faire ressentir dans sa création. S’agit-il d’une fin ? N’est-ce qu’un prétexte poétique ?L’auteur marque-t-il lui-même un au-delà dans son œuvre par sa poétique ?
I/ La volonté de l’auteur face à son récit : l’annonce d’une mort ou d’une résurrection ?
A/ Un appel à la conscience : Le dialogue poétique comme affirmation d’un vide.
1) La princesse fait le vide autour d’elle et offre un appel au départ (« onze ans de mariage »)
2) Malte présente un « je » narratif ambiguë, avecune superposition d’anecdotes qui conduisent toujours au trépas.
3) On trouve dans les deux œuvres un mal-être inexpliqué ou inexplicable, comme seul fruit de la création, et qui conduit à la remise en question de l’essence même, comme une tentative d’échappatoire par le vide
B/ La mort comme simulacre de la souffrance : les sens multiples du récit.
1) Une parfaite opposition dans leschoix lexicaux : Rilke joue sur les oppositions pour y trouver une transcendance, couffin de l’art (dramatique et poétique).
2) La toile d’un état d’âme : la Princesse tout comme Malte vont à la recherche des sentiments les plus profonds qu’ils exploitent sous des aspects les plus divers.
3) La contradiction des témoignages qui parcourent les deux œuvres ouvrent différentes dimensionscréatives qui ne sont pas sans évoquer un retour à soi comme quête de devenir.
C/ Une mort comme appel à la vie : Etre ou ne pas être, là est la création
1) Tout comme l’évoque Blanchot, Rilke offre cette opposition entre vie et mort pour donner à sa poésie toute la force qu’elle requiert.
2) Néanmoins il se dégage une forme de détachement face à la souffrance comme une fatalité invincible, quetant la Princesse comme Malte combattent par le récit lui-même.
3) Il faut donc comprendre ces deux œuvres comme une forme élégiaque de renouer avec l’existence, et dont le rythme est marqué par le réalisme avec lequel Rilke décrit les méandres les plus profonds
II/ Le parfum poétique rilkéen, entre essence et accessoire.
Blanchot semble omettre le génie créatif en tant que tel, en y voyantun abandon quasi testamentaire de l’auteur. Ce génie créatif tend à refaçonner de la façon la plus pure cette sensation que les mots doivent offrir. Or, tout comme dans une symphonie beethovenienne, Rilke retrace son champ d’observation avec une forme répétitive pour offrir une parfaite plénitude à ses lecteurs non sans offrir des détails perspicaces.
A/ Le génie de l’écoute et du regard...
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