Commentaire d'aristote meta

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Si certains ont vu dans la métaphysique d’Aristote une véritable théologie c’est en particulier en raison de la présentation de Dieu qui nous est donnée au livre Λ (ce n’est pas, évidemment, le seul lieu où Dieu est évoqué, puisqu’au livre Γ, par exemple, l’argument se conclut sur l’éternité de Dieu, ou encore au livre K, dont l’authenticité est d’ailleurs contestée, on parle de théologie, maisc’est ici qu’est présentée la Nature de Dieu). En Métaphysique, Γ, 7, Aristote définit déjà la « Nature du premier Moteur » comme « Dieu, acte pur, pensée de la pensée ». Mais c’est au chapitre 9, que constitue à l’exception du dernier paragraphe le texte qu’il nous faut commenter, qu’Aristote s’interroge particulièrement sur la « Nature de l’Intelligence divine ». Permettons-nous toutefois unedigression qui nous permettra de mieux comprendre cette nature, en notant que Dieu, loin d’être quelque Dieu chrétien dont la priorité serait l’être, est en réalité le premier moteur immobile. Car en effet, dans la Physique, VIII, ou même dans le chapitre 7 de la Métaphysique, Dieu est posé comme premier Moteur. Il est la condition de l’éternité du mouvement et il est ce qui meut. Il doit donc êtreIntelligence, intelligible, et désirable. Etant immatériel, il ne peut être que noesis. Mais ce qui intéresse Aristote dans le présent passage c’est de comprendre la Nature de cette noesis divine, qui, comme il le souligne dès la première ligne, n’est pas sans poser problème. La question centrale du texte est : qu’elle est le mode d’existence de l’Intelligence divine, quelle est sa nature ? Unesérie de difficultés va alors surgir. Aristote va ici nous présenter une liste exhaustive de toutes les questions, les objections, et les possibilités auxquelles peut conduire une telle enquête. Ce faisant, nous aurons une sorte de démonstration indirecte de la nature divine. Il lui faut établir que l’Intelligence divine est la pensée de la pensée, et ce sans tomber dans la pétition principe,c’est-à-dire ne pas penser que puisque l’Intelligence divine est divine, elle ne peut que se penser elle-même, comme il l’a été dit au chapitre 7. Il s’agit ici d’examiner la nature de l’Intelligence divine en posant toutes les possibilités et en examinant les conséquences, sans que la thèse n’ait été auparavant prouvée ou ne serve de prémisse. L’Intelligence doit être acte pur et se penser elle-même. Et nousverrons que penser le contraire nous conduit aux conséquences les plus contradictoires. Reste que traiter du divin est quelque chose de complexe, puisqu’on n’y a guère accès. Les catégories verbales humaines n’y sont pas adaptées. D’ailleurs, notons que, la plupart du temps, Aristote ne le définit que par des négations, et c’est ainsi qu’il s’approche le plus de son essence : il est immobile,inétendu, indivisible…Il va pourtant lui falloir ici bâtir une argumentation en vue d’établir une affirmation qui sera la clé de voûte de sa théologie, puisqu’en déterminant la nature de l’Intelligence divine, il déterminera également la Nature de dieu, et pourra expliquer par sa perfection le mouvement du monde.
Pour ce faire, nous pouvons distinguer le plan suivant :
De « La nature del’Intelligence » à « sa dignité consiste dans le penser », il s’agit d’une brève position de la problématique et Aristote pose la première question, la plus basique et la plus évidente, relativement à l’Intelligence. L’Intelligence pense-t-elle ? En outre, si elle pense, il faut se demander si elle pense par le biais d’un autre principe, ce qui constitue déjà un premier élément relatif à la secondeinterrogation.
Ensuite, de « En outre » à « serait déjà un mouvement », Aristote, si l’on pose que l’Intelligence pense, en vient à se demander ce qu’elle pense, à savoir : Se pense-t-elle elle-même ou pense-t-elle autre chose ?
Puis, de « D’abord » à « Pensée de la Pensée », Aristote revient sur les deux positions erronées en en montrant les conséquences négatives et contradictoires....
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