Bolivie

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Analyse socio-économique de l'Amérique Latine DVLP2630
8 janvier 2011
L'air semble plus pur ici. Il y est transparent. Et le soleil! A 4000 mètres d'altitude il brûle la peau et marque les visages... à moins que ce ne soit le fardeau que traîne les « indios ». Perchés au sommet de la Cordillères des Andes, les indigènes Boliviens relèvent la tête. Evo Morales, le président, et Álvro GarcíaLinera, le vice président ne s'y trompent pas. Il est temps de se libérer de l'exclusion.
Les terres de la Bolivie actuelle furent peuplées par les ethnies pukina et aymara. C'était au temps de la culture Tiahuanaco (500-1000) et avant d'être soumis par les Incas un peu moins d'un siècle avant la colonisation espagnole (1535-1538). Sous l'égide du maréchal Antonio José de Sucre (qui donna son nom àla capitale de la Bolivie), le lieutenant de Simón Bolivar, la Bolivie obtint son indépendance en 1825. Après une tentative infructueuse de confédération avec le Pérou (1836-1839), la Bolivie connut une alternance de caudillos, qui, peu soucieux de modifier les structures coloniales, maintinrent les indigènes dans l'exclusion. La Guerre du Pacifique (1879-1884) priva par la suite la Bolivie deriches gisements de nitrate et de cuivre au profit du Chili. Malgré le déclin des ressources issues des mines, l'oligarchie minière et « latifundiste » s'empara du pouvoir avant de subir une autre guerre sanglante contre le Paraguay, la guerre du Chaco (1932-1935). S'ensuivit une période de trouble qui s'acheva avec la révolution nationaliste et populaire de 1952, dirigée par le MouvementNationaliste Révolutionnaire (MNR). Des réformes sociales, agraires ainsi que la nationalisation des mines d'étain insufflèrent un vent d'espoir, mais les conflits au sein du MNR et notamment avec les puissants syndicats miniers de la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) permirent au général René Barrientos de prendre le pouvoir en 1964. Ce fut le temps des coups d'Etat et dictatures militaires (Hugo Banzer,Luis Garcia Mez, etc). Ce n'est qu'en 1982 que la démocratie fit son apparition. Le vieux leader du MNR, Victor Paz Estenssoro amorça une politique néo-libérale qui fut poursuivi par son ex-ministre Gonzalo Sánchez de Lozada (1993-1997). Après le bref retour (légal) du général Banzer (1997-2001), des présidents se succédèrent sur fond d'agitation sociale jusqu'à son apogée de la guerre du gaz(2003). Producteurs de coca et population indigène commencèrent à s'exprimer et le Mouvement vers le socialisme (MAS) d'Evo Morales pris, par la force des urnes, le pouvoir en 2006.
En 2010, “les directeurs généraux [du Fond Monétaire International, FMI] félicitent les autorités boliviennes pour leur vigoureuse gestion macroéconomique et leur politique efficace pour atténuer les effets de la crisemondiale”[1]. Alors que nombres d'analystes et d'institutions internationales prévoyaient une hécatombe économique lors de l'arrivée du leader du MAS à la présidence, la Bolivie, aujourd'hui, commence à décoller. Quelques mesures phares comme la nationalisation des hydrocarbures ont été les plus commentées. Mais n'est-ce pas la partie émergée de l'iceberg? Car qu'en est-il de la politique menée etpensée par le vice président Álvro García Linera? Dans son ouvrage « Estado multinacional » ce mathématicien et sociologue entend utiliser le réveil identitaire indigène comme moteur des mouvements sociaux et nouvelle base pour un projet économique baptisé « capitalisme andin ». Il s'agit à présent de transformer l'État. Ainsi, dit-il, « l'État sera le premier wagon de l'économie. Le second ceseront les investissements privés boliviens; le troisième, les investissements étrangers; le quatrième, la micro-entreprise; le cinquième, l'économie paysanne et le sixième, l'économie indigène communautaire. »[2]
Inflation maîtrisée, excédent budgétaire, croissance modérée mais également diversification de l'économie en ne se consacrant plus uniquement sur les exportations des matières...
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