Est-ce que les « leverage buy-outs » - lbos- en france sont « le chemin vers le progrès » ?

Solo disponible en BuenasTareas
  • Páginas : 8 (1812 palabras )
  • Descarga(s) : 0
  • Publicado : 21 de febrero de 2011
Leer documento completo
Vista previa del texto
Les « leverage buy-outs » - LBOs- en France, simple bulle ou la mise à jour du marché financier français ?

Par: Alina Gómez-Mejía

Introduction

Plus de quinze ans se sont écoulés depuis que Jensen a déclaré que les opérations qui caractérisent la banque d’affaires (comme: les « takeovers », les scissions d’entreprises, les « spin-offs », les « leveraged buyouts », et les privatisations)n’étaient que les manifestations d’un lourd changement structurel de l’économie (JENSEN, 1989). Aujourd’hui en France, les LBOs sont devenus un phénomène caractérisé par des opérations de plus en plus fréquentes, et l’augmentation en flèche des investissements. Peu d’analystes qualifient cette situation comme d’une bulle ;Jensen, quant à lui, le voit comme « le chemin vers le progrès » (BARROUX,2005).

Cet article est le produit d’un passage en revue d’articles de presse et de publications académiques, et il a pour but d'effectuer une analyse de l’usage de cet outil financière et de ses possibles implications sur les marchés financiers no seulement en France, mais aussi dans d’autres pays. Dans la première partie de cet article nous définirons le cadre théorique et quelquesconcepts-clé en relation avec LBO. La deuxième partie, elle abordera la question posée plus haut, avant de effectuer, plus loin, des conclusions sur le sujet.

Cadre théorique

Un des principaux problèmes auxquels les entreprises cotées font face est le conflit qui se présente entre les managers et les actionnaires pour le contrôle et l'utilisation des ressources de celles ci, en particulierl’affectation du « free cash-flows ». Et spécialement si les secteurs où l’entreprise évolue se caractérisent par : a) une croissance à long terme lente ; b) des fonds produits à l’interne qui excédent les opportunités d’investissements profitables, et c) la réduction de taille comme stratégie à long terme la plus productive (JENSEN, 1989).

L'origine de ce conflit réside dans: côte d'un, le besoin desinvestisseurs des marchés de capitaux d'augmenter leur rentabilité par l'augmentation de la valeur de l'entreprise et le paiement des dividendes ; et d'autre côte, le manager ne veut payer des dividendes parce qu’il a indépendance du marchés de capitaux, la rétention du « cash » augmente la taille de l’entreprise et aussi la rémunération du manager. Pourtant, cette situation a bénéficié seulementaux marchés de capitaux (JENSEN, 1989), alors que les entreprises cotées sont devenues trop importantes et trop inefficaces (BARROUX, 2005).

Compte tenu de ces affirmations, un « leverage buy-out » -LBO- est une acquisition à effet de levier, autrement dit, c'est l'acquisition de sociétés à l'aide d'une holding endettée. Les LBOs sont une technique financière qui permet de conserver oud’acquérir le contrôle d’une société visée tout en minimisant les apports en fonds propres (DESBRIÈRES). C’est ainsi que des sociétés qui prennent des parts des marchés publics de capitaux («public corporation») pour satisfaire leurs besoins de fonds propres (« equity ») évoluent vers des entreprises qui prennent part dans des « private equity », à travers des opérations comme les LBO. Ceci constitue, selonJensen, une nécessité en termes de la croissance de l’économie (BARROUX, 2005). Cette affirmation se vérifie, parce que les nouvelles entreprises qui ont été l’objet de LBO améliorent leur efficacité, leur productivité et par conséquent leur valeur (« shareholder value »).

Cette amélioration est le résultat de : a) la réduction du conflit entre managers et actionnaires pour l’usage desexcédents, car ces derniers sont utilises pour réduire l’endettement du LBO, un endettement plus grand que celui que l’entreprise connaissait avant le LBO, et qui obligeait le manager à une discipline pour s’acquitter de ses obligations envers les créanciers , b) la rétribution du PDG (CEO) et ses collaborateurs en fonction des performances en termes du flux de caisse ou de la valeur créée, c) des...
tracking img