Le capitalisme financier

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  • Publicado : 19 de marzo de 2011
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Le Capitalisme Financier

INTRODUCTION

Depuis environ trente ans, la plupart des pays se sont orientés vers un nouveau système économique, le capitalisme financier. Dans sa sphère, les acteurs économiques sont passés sous sa domination. En France, cette transformation à commencée à partir du milieu des années 1980, à la suite des politiques de libéralisation et de privatisation qui ontmodifié la propriété du capital productif d’une manière radical.
Si au capitalisme financier on additionne les effets de la globalisation financière, marquée par la règle des « trois D » -désintermédiation, décloisonnement et dérèglementation- appliquée dans tous ces niveaux, on commence à nous approcher aux causes du zigzag observé dans le comportement de la finance mondiale : les alternances de« booms » et de « krachs », c’est-à-dire l’éternel retour de la crise financière, comme l’appelle Frédéric Lordon dans son ouvrage.
Le capitalisme financier est caractérisé par une nouvelle répartition de la richesse, un comportement « mimétique » de ces acteurs, des investisseurs de plus en plus institutionnalisés et professionnels ce qui provoque la disparition du petit investisseur, pareillementpar l’innovation financière toujours présente, des rendements de plus en plus hauts exigés aux entreprises et par le rôle central joué par les marchés financiers, car c’est au sein des marchés où l’on décide les taux de change, les taux d’intérêt, les cours boursiers, les conditions de financement des entreprises et des ménages, etc.
La crise de subprimes qui a débuté en 2007 et qui s’estaggravée en 2008 et 2009 a mis en évidence les racines du mal fonctionnement de la finance, ou plutôt l’irrationalité et l’absence de contrôle des marchés financiers. Elle a aussi fait réfléchir le monde économique suscitant de nombreuses questions sur l’avenir du capitalisme, que certains ont dit vouloir « réformer », « refonder » voire même « moraliser ». De même et comme toujours, on a entenduaussi les voix des défenseurs de la théorie capitaliste s’élever afin de laisser voir que le système est libre de toute faute pour calmer l’opinion publique.

Au cours de la présente dissertation, on analysera les principales caractéristiques décrites auparavant pour trouver l’engrenage rouillé de la chaîne et savoir si l’économie mondiale est condamnée à aller de crise de crise ou si elle peutéchapper à ce destin ?

Partie I: La Finance de Marché

Il est vrai que les marchés financiers par suite de leur libéralisation, ont conduit à une meilleure allocation des ressources, à une meilleure diffusion de l’information et à une baisse des coûts du capital mais elle a aussi déclenché des instabilités au sein du système, entre autres par le phénomène du « mimétisme rationnel », commel’appellent Artus et Virard, et la cours vers le « hight yield » ce qui conduit à la création des bulles spéculatives et dans son chemin, à la création des niveaux de risques hors de toute possibilité de control.
Selon Artus et Virard, un phénomène qui amplifie sensiblement les effets de la course au rendement est le nouveau profil de l’investisseur moyen, mais il est nécessaire aussi d’ajouter lesconséquences de la mutation du système bancaire.

La contagion mimétique : bulle et krach
Selon Lordon, les opérateurs de la finance sont magnétisés par l’idée du hight yield au point d’en oublier le corrélat du rendement : le risque. «Hight yield » veut dire productif ou conduisant à produire en abondance, c’est-à-dire haut rapport.
Pourquoi y-a-t’il une relation avec l’aveuglement et lemimétisme? Etant donné que la rentabilité financière est la forme la plus additive du profit, elle est instantanée et explosive. De plus elle n’est pas conséquente d’aucun effort de mise en valeur réelle du capital, et réussisse à produire des taux de rentabilité que l’économie productive s’efforce péniblement d’atteindre. Grâce à tous ces facteurs, la finance de marché est devenue le pôle...
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