Lisboa

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  • Publicado : 7 de mayo de 2011
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L’ œuvre de Fernando Pessoa, qui a pour titre original Lisbon : What the Tourist Should See , a été traduit de l’anglais vers le français par Béatrice Vierne et publié aux Éditions 10/18. Ce court livre, de 117 pages, est composé d’une introduction écrite par Rogelio Ordoñez Blanco en 1994, de trois chapitres originalement écrits par Fernando Pessoa, intitulés Ce que le touriste doit voir, Lesjournaux de Lisbonne et Visite à Cintra, en passant par Queluz, ainsi qu’une postface écrite par Antoine de Gaudemar d’abord publiée dans le journal Libération en avril 1988 et pour terminer, nous pouvons voir en dernières pages un plan de la ville de Lisbonne datant de 1929.
Fernando Pessoa, de son vrai nom Fernando Antonio Nogueira Pessoa, est né à Lisbonne en 1888 et a vécu six ans à Durban enAfrique du Sud, où il a reçu une éducation anglaise et où il a été contraint, par la force des choses, à parler la langue et à l’écrire couramment et parfaitement, d’où l’écriture originale en anglais. L’auteur se sentira privé de sa ville qu’il aime tant, du Tage, des jeux de son enfance, de tout ce que son quartier et sa ville représentaient comme décor d’un bonheur auquel il doit désormaisrenoncer et la vie de Pessoa à Durban reflète en permanence sa nostalgie de Lisbonne, environné de gens qui n’ont aucune espèce de lien avec le Portugal et qui lui parlent de sa ville de façon distante, pour ne pas dire indifférente; ce qui se ressent au fil de la lecture de son œuvre. Comme est si bien dit dans l’introduction : «  Brusquement arraché à sa ville natale, mis de ce fait dansl’impossibilité de vivre son passage vers l’adolescence dans le paradis de sa petite enfance, c’est avec un soin quasi obsessionnel qu’il se remémore chaque instant de ces années de pure félicité, chaque sensation, chaque matinée et chaque après-midi passés dans la Cité blanche, dans ce lieu qu’il dépeint dans les pages qui vont suivre comme une ravissante vision de rêve » , page 8. Lorsqu’il revient àLisbonne, il a dix sept ans et la ville n’a pas vraiment changé, cependant il a la sensation d’avoir raté une enfance, celle qu’il aurait du passer dans sa terre natale et c’est sans doute pour cela qu’il ne la quittera plus car « Lisbonne est davantage qu’une ville, c’est sa patrie tout entière qui s’y trouve condensée », comme le dit Teresa Rita Lopes, spécialiste de la vie et de l’œuvre de Pessoa.
Lelivre que j’ai lu ressemble de très près à un guide touristique de Lisbonne, d’ailleurs j’y ai noté un style d’écriture particulier qui relève bien du discours oral et dont je parlerai un peu plus tard. On ressent à travers la lecture une part de nostalgie mélangée à un certain orgueil. Orgueilleux de son patrimoine, de sa culture, de son Histoire, de sa langue et des portugais. En écrivant ceguide, on sent que cet orgueil ne s’arrête pas là car les descriptions sont très précises et on peut même aller jusqu’à dire que sa fierté s’étend jusque dans les jardins qu’il nous décrit, les statues, les bâtiments et leurs ornements, les églises, et jusqu’aux prisons. Ces pages sont comme un hommage rendu aux artistes qui ont contribué à la construction de sa ville natale et à faire d’elle cequ’elle est aujourd’hui, « une beauté suggestive » comme il le dit. Il faut souligner par ailleurs que durant ces années en Afrique du Sud, Pessoa s’est indigné devant la méconnaissance de son pays et du rôle qu’il a joué dans l’Histoire de l’humanité, peut être est-ce pour cela qu’il a décidé d’en écrire ce guide. Ce dernier a apparemment été écrit en 1925, pourtant il s’agit là d’une lecture simple,accessible à tout lecteur et sans aspiration poétique.
Dès le début de la lecture, nous sommes plongés en plein cœur de la capitale avec des descriptions architecturales où l’auteur nous raconte avec précision les moindres détails des monuments à caractère historique jusqu’ à la matière utilisée pour la construction. D’autre part, faisant l’éloge de son patrimoine si cher à ses yeux, il...
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